Short story
La page du lundi
Every Monday, a young accountant in a Nantes office finds a mysterious poem left in the photocopier, and he decides to find out who writes them.
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Words to know (12)
- la comptabilité · accounting, accounts department
- le bac · tray
- piler · to pound, to crush
- le mil · millet
- le tiroir · drawer
- mener une enquête · to investigate
- hausser les épaules · to shrug
- le chariot · trolley, cart
- la blouse · overall, work coat
- sursauter · to jump, to start
- exprès · on purpose
- la date limite · deadline
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Karim travaillait depuis trois semaines au service d'une compagnie d'assurances à Nantes quand il a remarqué le mystère. Chaque lundi matin, dans le de la vieille photocopieuse du deuxième étage, il y avait une seule feuille oubliée. Ce n'était jamais un contrat ni une facture. C'était un poème.
Les poèmes n'étaient pas signés. Ils parlaient de la mer, d'un village au bord d'un fleuve, d'une mère qui chantait en le Karim les trouvait magnifiques. Il a commencé à les garder dans un de son bureau, sans rien dire à personne. Au bout d'un mois, il en avait cinq.
Alors il a mené son Ses collègues arrivaient tous après huit heures et partaient vers dix-huit heures ; la photocopieuse servait donc la nuit ou le week-end. Il a interrogé l'agent de sécurité, qui a les épaules. « Le week-end, il n'y a personne. Seulement l'équipe de ménage, le dimanche soir. »
Le dimanche suivant, Karim a inventé une excuse, un dossier urgent à terminer, et il est resté au bureau. Vers vingt et une heures, il a entendu un dans le couloir, puis le bruit familier de la photocopieuse. Il s'est approché doucement. Devant la machine, une femme d'une cinquantaine d'années, en bleue, lisait une feuille avec un petit sourire.
Elle a en le voyant. « Pardon, monsieur ! Je sais que je n'ai pas le droit... Je n'ai pas d'imprimante chez moi. J'écris dans un cahier, et le dimanche, je fais une copie de mon poème préféré de la semaine, pour le relire dans le bus. » Elle s'appelait Mariama Diallo. Elle était arrivée du Sénégal vingt ans plus tôt et faisait le ménage dans ces bureaux depuis quinze ans.
« Mais pourquoi vous les laissez dans la machine ? » a demandé Karim. Mariama a rougi. « Je ne les laisse pas Je suis toujours pressée, je pars avec l'original et j'oublie la copie. Ma fille dit que j'ai la tête dans les nuages. »
Karim est allé chercher les cinq feuilles dans son « Madame Diallo, il faut que vous voyiez ça. » Il lui a montré, sur son téléphone, l'annonce d'un concours de poésie organisé par la bibliothèque municipale. La date était dans dix jours. Elle a ri. « Moi ? Un concours ? Je ne suis pas écrivain, je suis femme de ménage. » « Les deux ne sont pas incompatibles », a répondu Karim.
En décembre, le journal de l'entreprise a publié une photo. On y voyait Mariama Diallo, en robe jaune, qui recevait le deuxième prix du concours. Derrière elle, au premier rang, il y avait Karim et presque tout le service Depuis, la photocopieuse du deuxième étage porte une petite étiquette : « Réservée aux poètes le dimanche soir. »
Comprehension check
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1. What did Karim find in the photocopier every Monday?
2. Why did Karim stay at the office on Sunday evening?
3. Why did Mariama make copies of her poems?
4. What happened in December?