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Short story

Les lettres de l'Expo

Working in a Brussels antique shop, a history student finds a bundle of love letters from 1958 that end with a mysterious meeting.

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Words to know (12)
  • l'antiquaire · antique dealer
  • grognon · grumpy
  • le marché aux puces · flea market
  • trier · to sort (through)
  • le ruban · ribbon
  • le pavillon · pavilion (at an exhibition)
  • tourmenter · to torment, to trouble
  • le brouillon · draft
  • avoir le vertige · to be afraid of heights
  • épouser · to marry
  • se tromper · to be wrong
  • murmurer · to murmur

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Cet été-là, Amira, étudiante en histoire à Bruxelles, travaillait chez un du quartier des Marolles. Le propriétaire, M. Vandenberghe, était un vieux monsieur qui achetait de tout au marché aux de la place du Jeu de Balle : des lampes, des tableaux, des boîtes entières de papiers dont personne ne voulait. Le travail d'Amira consistait à ces boîtes.

Un matin, dans une vieille boîte à biscuits en fer, elle a trouvé un paquet de lettres attachées avec un rouge. Elles dataient toutes de 1958, l'année de l'Exposition universelle, celle qui avait donné l'Atomium à la ville. Elles étaient adressées à un certain Paul et signées Marie. Marie était serveuse dans un des de l'Exposition, Paul électricien sur le site. Les lettres racontaient tout : les promenades du dimanche, les disputes, les projets. La dernière, du 12 octobre, disait seulement : « Si tu m'aimes encore, retrouve-moi à l'Atomium, le 19 octobre, à midi. »

« Et alors ? Ils se sont retrouvés ? » a demandé Amira. M. Vandenberghe a haussé les épaules. « Comment veux-tu que je le sache ? J'ai payé la boîte deux euros. » Mais Amira était curieuse. Sur une enveloppe, il y avait l'adresse de Marie, à Schaerbeek. Le soir même, elle y est allée. Une femme d'une quarantaine d'années lui a ouvert. « Marie ? C'est ma grand-mère. Elle vit toujours ici. »

Marie était assise près de la fenêtre, toute petite, avec des yeux très vifs. Quand elle a vu les lettres, elle a porté la main à sa bouche. Amira a tout raconté, puis elle a posé la question qui la depuis le matin. « Le 19 octobre... Vous y êtes allée ? » Marie a souri tristement. « Bien sûr. J'ai attendu en bas, devant l'entrée, de midi jusqu'à la nuit. Il n'est jamais venu. »

Amira a repris le paquet. Tout au fond, il y avait une dernière feuille qu'elle n'avait pas encore lue, écrite par Paul et jamais envoyée : un « Marie, je t'ai attendue toute la journée dans la sphère du haut, celle d'où on voit toute la ville. Tu n'es pas venue. Je comprends ta réponse. » Paul avait gardé les lettres de Marie toute sa vie. Ils avaient attendu le même jour, au même endroit, à cent mètres l'un de l'autre.

Marie est restée silencieuse un long moment. Puis elle a ri doucement, les larmes aux yeux. « J'avais le Je ne suis jamais montée dans l'Atomium. » Elle a raconté qu'elle avait un autre homme, un bon mari, avec qui elle avait été heureuse pendant cinquante ans. « Je ne regrette rien. Mais pendant toute ma vie, j'ai cru qu'il ne m'aimait plus. C'est un beau cadeau, de savoir que je me  »

Le dimanche suivant, Amira et la petite-fille de Marie l'ont emmenée à l'Atomium. Pour la première fois, à quatre-vingt-huit ans, Marie a pris l'ascenseur jusqu'à la sphère du haut. Elle a regardé Bruxelles pendant longtemps, sans rien dire. Puis elle a  : « Il avait raison. D'ici, la vue est magnifique. »

Comprehension check

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1. Where did Amira find the letters?

2. What did Marie's last letter ask Paul to do?

3. Why did Paul and Marie miss each other?

4. Why had Marie never gone up the Atomium?